Bernabot épisode 3

Au moment des faits, Gertrude regardait le télé-achat. « Quel est ce bruit ? » se dit-elle. A la troisième sonnerie elle réalisa enfin qu’il s’agissait du téléphone, mais pardonnons là, elle n’a encore jamais entendue cette sonorité de sa vie. Gertrude ne comprenait pas pourquoi le téléphone sonnait ainsi, elle était pourtant sobre. Ne sachant que faire elle demanda de l’aide :

-George ! Le téléphone sonne, je fais quoi ?

-Ho non de dieu ! Répondit il avec élégance ; attends, je demande de l’aide. Bernard ! Le téléphone sonne, on doit faire quoi ?

-Mmmm… dit Bernard ; j’ai pas le temps de demander conseil à ma femme. Il faut que je me mette à sa place, qu’aurait-elle fait ?… Ho putain ! C’est diaphane ! George, il faut répondre, c’est peut-être important ! Hier j’ai appelé question pour un champion pour répondre à la question pour les spectateurs, on a peut-être gagné quelque chose !

-Ha ! rétorqua George ; Gertrude, réponds, vite !

Le temps que Gertrude enlève les divers papiers et la poussière datant des premiers pharaons qui recouvrait le téléphone, celui-ci avait arrêté de sonner depuis longtemps. En espérant que l’interlocuteur rappelle, tous se mirent autour de l’objet et commencèrent à attendre. Après une insoutenable minute d’attente, seulement perturbée par le discours philosophique du présentateur du télé-achat ventant les mérites d’une friteuse dont il ne fallait qu’une cuillère à soupe d’huile pour faire fonctionner l’engin, avec ça fini le surplus de graisse dans les frites et plus besoin de passer des heures à nettoyer cet appareil révolutionnaire ! Enfin bref, le téléphone se remit à sonner. Gertrude entrepris alors de dire une phrase « C’est peut-être le même que tout à l’heure qui rappelle ». Etant donné la pértinance de sa remarque, Gertrude aurai pu songer à faire des études après le collège, puis elle ajouta « Je dois faire quoi ? », ceci expliquant qu’elle n’ait pas fait d’études.

« Décroche connasse », expliqua sereinement George, qui lui malgré son inaptitude totale à pouvoir faire des études a compris le fonctionnement du téléphone. Gertrude empoigna le combiné, et pris même la remarquable initiative de brancher le haut parleur. Une voix affolée teint le discours suivant « Venez, vite ! 16 rue des béoles, il s’est passé quelque chose d’épouvantable !».

« Ho merde » dit Bernard, qui était très préoccupé par la tâche qu’il venait de faire sur son pantalon en reversant du café dessus (sa première boisson non alcoolisée de l’année). « Ca, c’était pas question pour un champion » dit George tout aussi déçu.

Bernard ainsi que George montèrent dans la voiture de fonction et partirent pour la rue béole…

A SUIVRE…

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