Bernabot épisode 5

Il aura fallu 5 heures à Bernard pour décuver allongé sur le siège arrière de sa voiture afin d’avoir les idées plus claires. En revenant vers la maison ils en profitèrent pour demander au boulanger quand est-ce qu’il a vu sa femme pour la dernière fois, celui-ci rétorqua qu’ils avaient regardé les enfants de la télé la veille ensemble. Puis ils retournèrent dans le garage et Bernabot annonça fièrement « Bon, maintenant je suis sobre. Nous avons devant nous le corps d’une femme qui s’est fait poignarder… Bingo ! ». Il se tourna vers George et lui dit « On peut déjà exclure le fait qu’elle soit en train de dormir, sinon elle se serait déjà réveillée, donc on a une chance sur 5 de trouver ce qui s’est passé, on est bon là ! ».

George qui lui aussi était quasiment redevenu sobre se mit à réfléchir à son tour « Reprenons, elle est morte, c’est sûr… Ce qui veut dire qu’elle n’est pas vivante… Donc… Mais c’est évident !! ». Il se tourna vers Bernard vers qui il était déjà tourné, donc il fit un 360 sur lui-même et expliqua sa théorie « Etant donné qu’elle ne dort pas, et que d’après le boulanger elle était encore vivante hier, ça veut dire qu’elle est morte pendant la nuit ! ». Bernard réfléchit à son tour et répondit « Excellente déduction George, on peut être fier de t’avoir parmi nous, rares sont les agents de police aussi efficace. On a un début de piste… ». Bernard enchérit :

-Prenons l’hypothèse qu’elle soit morte naturellement, dit-il.

-C’est impossible, on ne meurt pas de vieillesse à 53 ans, et je paris 15 francs que si on appelle le docteur il nous dira qu’elle était en bonne santé.

-Ok, je paris.

-Ho, attends… Il y a un détail très important qu’on a faillit oublier !

-Ho, et c’est quoi ?

-On est passé à l’euro.

-Non tu déconnes dit Bernabot.

-Si c’est vrai, bon on parie 15 euros. Pour ce qui est du masochisme, ça peut pas être ça.

-Ha, et pourquoi ? Demanda Bernard

-J’étais trop bourré quand j’ai dit ça, répondit George.

-Donc il reste le meurtre, le suicide et l’accident.

-A mon avis elle s’est pas suicidée.

-Et pourquoi donc ?

-Car on ne meurt pas sans avoir vu Rome.

-Et elle n’avait pas vu Rome, demande Bernabot ?

-Exact.

-Très bien George, vous êtes très brillant, d’ailleurs en parlant de rhum…

-Pas tout de suite, il faut profiter de notre sobriété ! Je ne pense pas qu’elle soit morte par accident.

-Et pourquoi ça ?

-Car un accident est vite arrivé, affirme George.

-Et ici on voit qu’elle est morte lentement car elle tient dans sa main une lettre qu’elle a eu le temps d’écrire avant de mourir…

-Donc…

-Donc il y a un meurtrier dans Mont-Poisson mon cher George…

-Exact !

-C’est pas pour rien que je suis inspecteur, vous avez beau être doué George, j’en suis arrivé aux mêmes conclusions !

-Et peut-être même que le meurtrier va encore frapper !

-Ho putain ! Dit Bernabot en constatant la tâche qu’il venait de faire sur son pantalon avec son urine.

Aussi étonnant que cela puisse paraître, Bernabot et George avaient trouvé de véritables éléments sur cette affaire. Fiers de leur avancée dans l’enquête, les agents retournèrent au commissariat, en entrant Bernabot s’exclama « Je suis sobre ! Pour fêter ça on va boire un coup ! ». Et c’est ce qu’ils firent, car on ne meurt pas sans avoir bu de rhum…

A suivre…

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Publié dans Bernabot

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