Bernabot épisode 20

Les hélicoptères ont atterris et les policiers en descendent à la recherche de Bernabot. « Damned, je suis fait ! » se dit-il, mais à la sortie du village il aperçoit un petit sentier qui s’enfonce dans la forêt « Ce chemin est ma seule chance » pensa-t-il, vous remarquerez que cela fait 2 fois qu’on le voit penser depuis le début de l’épisode, et ça fait très longtemps que sa tête n’avait pas été aussi active. Il suivit le chemin jusqu’à ne plus voir le village et être totalement caché par les arbres qui forment le chemin, et ne plus entendre les hélicoptères patrouiller. Mais tout à coup « Hoooo Putain !!! » S’écriât Bernabot en se rendant compte qu’il venait de déchirer son pantalon, son pantalon préféré, qu’il avait gagné à la course d’orientation « tous les chemins mènent à rhum ». Il continua d’avancer, quand au bout d’une heure de marche, il réussit enfin à se perdre.

« Ma voiture, maintenant mon pantalon, qu’est-ce qu’il leur faut de plus ? Qu’est-ce que j’ai fait au bon dieu pour qu’il s’acharne autant sur moi ? Tu veux quoi maintenant hein ? La télé ? Mes bouteilles ? Tu les auras jamais, jamais ! » criait-il à des oiseaux. Il regardait partout autour de lui, des arbres à perte de vue, pas un sentier, pas un chercheur de champignons, rien qui indiquait une direction vers laquelle aller. « Je suis foutu, j’ai faim, et j’ai soif, il me faut du pastis, je suis même prêt à boire de l’eau si il le faut ! ». Mais ses appels désespères semblent avoir été entendus, en marchant un petit peu il tomba sur une cabane en plein milieu de cette forêt. Il entra, personne n’était à l’intérieur. Comme si jésus avait habité cette cabane, Bernard y trouva du pain et du vin, du bon vin, mais aussi des cartes de toute la région, et accessoirement des caisses d’armes et d’explosifs et des articles de journaux découpés. A peine Bernard eut-il le temps de boire un demi verre de vin qu’il vit le tapis se soulever « Ho non, ils ont mis du GHB dans mon vin, c’est pas possible que j’ai déjà des hallucinations ! ». Il s’agissait en réalité d’une trappe dans le sol, une tête en sortie, et voyant Bernabot s’exclama « Putain, intrus ! », il sortit une arme et là pointa vers Bernabot. Mais ce dernier, loin d’être idiot quand il est sobre avait pensé à prendre son pistolet de fonction, il dégaina et en tirant au hasard toucha la main de son ravisseur « Tient, on dirait que je vise mieux quand j’ai pas bu ! » fit remarquer Bernabot à son agresseur qui avait très mal. Un autre type surgit avec un fusil, s’apprêtant à déglinguer façon puzzle Bernabot, mais ne fit rien… Il s’agissait de George.

-Tiens, tiens Bernard, comme on se retrouve.

-Georges, je sais pas si tu l’avais déjà deviné, mais je sais que c’est toi qui a commis les meurtres… Ha mais attend, t’es forcement au courant, je suis con.

-Oui, et c’est d’ailleurs pour ça que je vais te liquider, car à ma grande surprise, tu en sais trop.

-Ho non, explique moi d’abord, j’ai pas envie de mourir idiot.

-C’est trop tard pour ça, mais je veux bien t’expliquer. Alors voilà, moi ainsi que les 8 autres types dans la cave faisons partie de la mafia. Chacun d’entre nous est assermenté à un village. Avec l’argent du trafic d’armes on a décidé de construire un parc d’attraction dans la région, pour faire une couverture et pour faire un peu plus de profil et aussi pour faire un petit peu des tours de grand huit gratuit. Or, Mont-Poisson est à l’emplacement idéal pour construire ce parc. Le plan était simple, se débarrasser de tous les habitants et raser le village, j’ai commencé à tuer des habitants pour que l’hypothèse du tueur en série apparaisse et faire partir les autres habitants d’eux mêmes par crainte de se faire tuer, c’était la solution la plus simple, mais bien sûr il a fallu que vous soyez suffisamment cons pour mêler Romejko à tout ça. J’ai profité de l’occasion pour me débarrasser de Gertrude et de toi, et j’aurai pu vider Mont-Poisson en faisant simplement évacuer le village si vous n’aviez pas tout gâché, il y aurait sûrement eu moins de victimes. D’ailleurs je constate que les flics n’ont pas été capables de t’avoir, donc c’est moi qui vais t’achever.

-Mais alors t’étais pas un vrai flic ?

-Et non, c’était ma couverture.

-Mais… Tu faisais semblant d’être bourré ?!

-Non, enfin pas toujours, des fois je faisais semblant, mais vu comme vous m’obligiez à boire je pouvais pas tout le temps faire semblant.

-Ouf, tu me rassures là.

Mais George continuait de pointer son fusil sur Bernabot et s’apprêtait à appuyer sur la gâchette… Quel suspens !

A suivre…

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