Bernabot épisode 8

L’après-midi Bernard et George se mirent à la recherche d’éventuels suspects.

-Qui pourrait en vouloir à la femme du boulanger ? demanda George.

-Sûrement un misogyne qui n’aime pas le pain.

-Très bien inspecteur, cherchons une personne qui correspond à ce profil.

-Mais on oublie un détail mon cher petit George, pourquoi un macho qui n’aime pas le pain irait découper l’artisan du coin ?

-Hmmm… Peut-être que Jean-Michel était un concurrent du tueur !

-Bien sûr ! Nous cherchons donc un artisan qui n’aime pas le pain et les femmes, dit Bernard.

-Ca devrait pas être très dur, il y a 3 artisans dans le village.

-Plus que 2 maintenant, ajouta Bernard.

-Ha bon ?

-Oui, souvenez vous George, le troisième artisan est en pièce détachés…

-Ha oui, donc il en reste 2. Bon, on a qu’à demander à Gertrude de les appeler, et on les interrogera. Gertrude ! Appelle Jean-Marcel et Jean-Paul. S’exclama George.

-Gertrude ! S’exclama Bernard ayant des besoins essentiels pour l’avancé de l’enquête ; apporte 2 bières !

A ces mots George ajouta « Sers moi-s-en 2 aussi ! ». Les deux compères buvaient leurs bières en attendant les suspects dans la salle d’interrogatoire, c’est-à-dire les toilettes. Jean-Marcel arriva en premier. Bernard s’occupait de poser les questions, et George de poser les pains dans la gueule.

-Monsieur Jean-Marcel, que faisiez-vous ces deux dernières nuits ? Demanda Bernabot.

-Je dormais.

-Ho le bougre, il a un bon alibi. Sinon, aimez-vous le pain ?

-Oui.

Bernabot regarda George et dit « Sert lui un pain. », George obtempéra activement.

-Etes-vous misogyne ?

-Non, répondit le suspect.

-Aimez-vous découper les gens ?

-Non.

-Avez-vous regardé des chiffres et des lettres hier ?

-Oui.

-Est-ce que Maurice a gagné ?

-Oui.

-Ha, c’est bien ça, je l’aime bien lui, j’ai pas pu regarder l’émission hier et j’avais peur qu’il soit éliminé. Quoi qu’il en soit, vous n’avez pas le profil du tueur monsieur Jean-Marcel, ça c’est clair.

Le premier suspect était libéré de la salle hors de tout soupçons, c’est alors que le second, Jean-Paul entra dans la pièce à son tour. Bernard posa de nouveau les questions.

-Que faisiez-vous ces 2 dernières nuits ?

-J’étais en train d’écrire un livre, j’hésite pour le titre entre les pieds qui puent ou les mains salles.

-D’accord, aimez-vous le pain ?

-Seulement au levain.

-Ho, comme moi ! Mais sans le pain. Avez-vous quelque chose contre les femmes ?

-Non.

-Aimez-vous poignarder les gens ?

-Du tout.

-Ca sera tout monsieur Sartre, on vous laisse sortir, vous n’avez pas non plus le profil du suspect, retournez donc écrire votre livre sur les mains qui puent.

Les deux policiers se concertèrent pour savoir si ces deux artisans sont vraiment au-dessus de tout soupçons.

-Il semblerait qu’aucun des deux ne soit notre découpeur, déplora George.

-Je suis d’accord, et je dirais même plus, on est dans la merde…

Et c’était vrai, du moins jusqu’à ce que Gertrude fasse irruption dans la salle et dise « J’ai trouvé le coupable ! »

A suivre…

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Publié dans Bernabot

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