Metallica – Les années 90

Maintenant que nous avons vu les débuts de Metallica et ce que certains qualifient comme l’âge d’or du groupe (que nous appellerons seulement période thrash) attaquons le gros morceau, celui qui fait sujet à débat, c’est à dire tous les travaux qu’ils auront fait dans les années 90. Durant cette décennie le groupe abandonne (presque) ses origines de thrash metal pour s’insérer dans une nouvelle face de la musique, un versant plus calme, plus rock même.

Tout commence le 12 août 1991 (ma date de naissance !) lorsque sort l’incontournable  »black album », incontournable tout simplement parce que le public metal tout entier a écouté cet album, mais aussi un public tout autre, et cet album reste à ce jour le plus vendu du groupe, et même l’un des albums de metal les plus vendus, et c’est bien de vendus que seront traités les membres du groupe à partir de cette période, accusés de prendre une voix trop grand public, même trop commerciale comme énormément de gens n’hésitent pas à le dire (vous n’avez pas idée de combien de fois j’ai entendu le mot  »commercial » et metallica dans la même phrase, mais on y reviendra… J’utilise souvent cette expression, mais on y reviendra…).

Le très célèbre black album...

Le très célèbre black album…

Bien, alors que vaut cet album ? Avant de parler de musique parlons de sa place dans la discographie, le précédent album était plus ou moins un hommage à leur ancien bassiste, Cliff Burton, ça se sentais dans la violence de l’album, mais ici, ça serait plutôt un hommage au groupe, qu’est-ce qui me fait dire ça ? Ben déjà que l’album s’appelle Metallica, c’est suffisamment évocateur pour qu’on se dise  »tiens, l’album éponyme, il doit être important dans la carrière du groupe », et pas qu’un peu monsieur le docteur, c’est un pilier dans la vie du groupe, sans cet album Metallica ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui, et je ne serais pas là à faire une chronique sur un groupe de thrash banal des années 80.

Alors je tiens à m’excuser d’avance, l’album est plutôt bon, c’est sûr, mais je l’aime pas. Normalement j’ai pas besoin de le justifier, j’aime pas, j’ai pas fais exprès, c’est juste que j’ai beau l’écouter, la majorité des titres me laissent indifférents… Mais parlons quand même des morceaux, je suis payé au nombre de mots par critique, alors à quoi bon s’en priver ? L’album commence avec l’excellent Enter Sandman, mais je ne vous apprends rien, remarquez quand même que j’ai subtilement dit que j’aimais bien le morceau, c’est pas le meilleur de l’album, ni mon préféré, mais y a du bon, et ça introduit très bien le disque. Globalement je vais pas m’attarder sur les bons morceaux, c’est pourquoi le morceau suivant me donne envie de passer du temps dessus… Sad But True est assez incontournable, ils là joue à quasiment tous les concerts comme si c’était un de leurs meilleurs morceaux… Ben moi je suis pas d’accord, ce morceau est juste bon pour s’endormir, je n’arrive pas à faire autre chose que m’ennuyer, c’est trop lent, le riff est pas intéressant et il tourne en boucle, c’est beaucoup trop long, rien que l’intro de 40 secondes est affreuse, ça essaye d’avoir un côté lourd, sombre, mais ça ne prend pas je trouve, et quand je vois le succès de ce morceau je me sens un peu seul, mais tant pis. Pour continuer dans la série, un autre morceau souffre exactement du même symptôme, c’est Of Wolf and Man lui aussi présent dans chacun des concerts, et bien je reprends exactement mon avis sur Sad But True et je le colle à ce morceau, c’est pas intéressant et les ambiances sont ratées. Offrons nous un peu de répit avec des morceaux franchement bons, qui sont pourtant des résidus de leur période thrash, Holier Than You et Through the Never, l’un est une sorte de Disosable Heroes passé au ralenti et l’autre est un morceau qui a priori n’est pas majeur sur l’album et pourtant ils ont choisi ce titre là pour nommer leur film que j’ai pas vu et pas envie de voir, je ne parlerai donc pas de ce sujet.

Maintenant j’aimerai aborder les morceaux  »calmes » qui seront à partir de maintenant beaucoup plus présents qu’avant, on a l’immense Nothing Else Matters qui est juste le morceau le plus connu du groupe et qui va entrer dans la même catégorie que Stairway to Heaven, c’est à dire les morceaux qui vont vous saouler, et ils vont vous saouler parce que vous les entendrez partout, tout le temps, à la radio, dans les soirées, les concerts, les sonneries de portable, peut être même certains remplaceront le bip du micro-onde par ces musiques, mais aussi est surtout se seront des morceaux de référence dans les magasins de musique, à partir de ce moment quand quelqu’un essaye un son clean dans un magasin de musique, les deux morceaux étalons sont ceux là, et tout le monde va vouloir l’apprendre à la guitare pour le jouer les soirs de campings où un connard aura eu l’idée de ramener sa guitare sèche sans savoir pourquoi son instrument est qualifié ainsi, bordel. Merci Metallica, merci Led Zeppelin pour ces moments de souffrance, enfin bon, y en a certains que ça aura aidé à pécho.

Un autre morceau dans la même famille c’est The Unforgiven qui, à l’heure ou je tape ces lignes, est composé de 3 volets, le premier étant évidement le moins bon pour l’antipuriste que je suis. Honnêtement vous aimez ce morceau, c’est super cliché, les accords, les mélodies, et même les parole, regardez ça :

« Nous battons des œufs, et cui-cui ils sont durs »

Et je vous promet que quand vous écouterez le morceau vous n’entendrez plus jamais autre chose que cette phrase lors de l’intro. Bref, il y en a qui aiment, ben pas moi. A ce stade j’ai abordé plus de 50% des morceaux de l’album, c’est amplement suffisant, on peut se casser, les 5 morceaux restants sont pas très intéressants, allez, un petit mot sur chacun :

Wherever I May Roam : Bon c’est mon morceau préféré du disque, et alors ? Je suis pas obligé de faire 15 lignes dessus non ?

Don’t Tread On Me : Une intro qui donne pas envie d’écouter le tout et à juste titre, c’est pourrit.

The god that failed : On ne retiendra que la basse.

My Friends of Misery : Pareil qu’au dessus.

The Struggle Within : On ne retiendra rien… Ha si, le What A Hell !

J’exagère à peine, j’ai beaucoup de mal avec cet album, mon problème principal en gros c’est que les riffs de guitare sont nuls et comme ils sont répétés pendant 80% du morceau c’est assez insupportable, mais c’est pas parce que l’album est plus calme que j’aime pas, je préfère même ce disque à leur premier album, de très très loin.

Mais ça c’était juste une introduction, le premier round du vrai combat entre Metallica et ses fans commence le 4 juin 1996 (ma date de naissance) avec Load premier disque d’un double album (ne nous voilons pas la face, Load et Reload c’est un double album sorti avec de l’écart pour que ça soit plus digeste).

La légende raconte que la pochette illustre le sang des fans qui ce sont suicidés à la sortie du disque

La légende raconte que la pochette illustre le sang des fans qui se sont suicidés à la sortie du disque

Alors, après avoir chié à la gueule du Kill em All, après avoir rabaissé le Black Album, nous allons parler d’un des albums les plus décriés du groupe… Et ben désolé de vous l’apprendre, mais… C’est mon préféré… Non vraiment je rigole pas, je cherche pas non plus à le faire exprès juste pour faire chier ou changer le regard sur ce disque, c’est vraiment celui que je prends le plus de plaisir à écouter, et je vais vous expliquer pourquoi, d’ailleurs je ne comprends pas qu’encore aujourd’hui il y ait des gens qui continuent de détester cet album, à la limite quand il est sorti je veux bien comprendre, les fans ont du être surpris, surtout ceux qui les ont vu en 83 quand ils étaient pas connu, enfin bon vous voyez le genre… Mais là ça va faire bientôt 20 ans, les gars, tournez la page, et acceptez les faits, cet album est différents, et alors ? Ce qui me désole le plus en fin de compte c’est que parmi ceux qui disent du mal de cet album ne critiquent pas la musique de façon intrinsèque, mais en fait ils critiquent le fait que sur la pochette de l’album figure le mot  »Metallica », et ça c’est un fait que je trouve terrible, et vraiment dommage, en gros cet album n’aurait pu être composé que par un groupe qui fait ce genre de musique depuis le début de sa discographie ? Du coup tel un pavé dans la marre je pose cette question, Metallica qui fait du Metallica, c’est quoi ? Est-ce que c’est un groupe qui sort des albums de thrash, genre les 4 premiers, où est-ce que c’est un groupe qui sort des albums tous assez différents en suivant la musique de leur époque ? Je répondrais à cette question plus tard, et réfléchissez bien à la réponse !

Bien, le décor est posé, alors parlons de ce Load. Ca commence avec deux morceaux assez similaires que sont Ain’t My Bitch et X4, et simplement avec ces morceaux on peut faire un premier constat, tout d’abord les noms de morceaux sont pourris, et surtout, c’est du rock, du putain de rock. Bon, admettons qu’ils aient dit fuck au metal pour un album, écoutons ce que ça vaut quand ils s’aventure dans un genre qui n’est a priori pas le leur. Et bien déjà niveaux chant, la voix de Hetfield passe beaucoup mieux sur ce genre de musique que sur du thrash, ouais sa voix est pas top sur du thrash, de plus on constate qu’enfin un album de Metallica a un son agréable ! Bon ok, c’était déjà le cas sur le Black Album, mais tout ce qu’ils ont sorti dans les années 80, et plus généralement le thrash des années 80 a un son juste horrible, là on entend bien chaque instruments, leur son est plus diversifié, on a pas juste la même disto tout le long, là le son est propre, ils n’hésitent pas à ajouter des effets, faire de petits arrangements, et surtout à alléger les solos ! Amen, Kirk fait des solos qui sont vraiment en adéquation avec la musique et qui prennent pas toute la place, chaque instrument (y compris la voix) a une place bien définie et n’en fait jamais trop ou pas assez, la batterie est assez sobre, tout se passe bien. Bon, ne nous voilons pas la face, juste avec ces deux morceaux on arrive à la conclusion que c’est un album de stoner, alors oui j’aime le stoner donc forcement je pars d’un bon pas avec l’album, mais avouons que dans les années 90 c’est l’effervescence de ce style, dans un sens ils surfent sur la vague, mais il le font vraiment bien, les morceaux groovent, ils sont bien rythmés, bref, c’est du bon.

The House Jack Built est un morceaux que j’aime pas trop, le tempo est un peu ralenti, et ils essayent d’être un peu plus  »dark », ce morceau contraste avec les autres qui sont de manière générale plus  »joyeux » pour parler simplement. Le morceau n’en reste pas moins sympas avec les deux guitares qui se démarquent vraiment l’une de l’autre au lieu de se contenter de se suivre et se séparer seulement pour les solos. Mais c’est après ce morceau que viennent les 5 meilleurs morceaux de l’album, et il y a de quoi se réjouir ! Chacun a ses petites trouvailles, tiens, j’ai envie de faire un petit résumer comme pour le black album, mais celui-ci sera très enthousiasmant pour constater ma subjectivité et mon plébiscite sur cet album :

Until It Sleeps : Ce morceau a un côté black album, mais avec les atouts de Load, les parties bien énervées se croisent avec les passages plus doux où la basse est bien mise en avant, c’est rythmé, les riffs sont efficaces et y a du bon groove, mais le meilleur reste à venir.

King Nothing : Ho yeah s’écrirait Gandhi à l’écoute de ce King Nothing, composé d’un des meilleurs riffs de l’album, simple et efficace, la basse trouve bien sa place dans le mix (la première fois en 15 ans…) et la voix de Hetfield s’harmonise avec ce genre de musique, pas avec du thrash, il faut vous le dire comment ?! Et même le solo est sympa, c’est dire ! Parce que pour une fois au lieu de faire n’importe quoi il reste avec la rythmique (bon sauf les dernières secondes où c’est du Kirk tout craché). Et la fin du morceau est du plus bel effet avec l’arrivée des instruments progressive et la montée en intensité jusqu’au refrain.

Hero Of the Day : Voilà qui est inhabituel chez metallica, un morceau calme mais qui est majeur, qui n’évoque pas la tristesse, du moins si on fait abstraction des paroles. La progression est très bien faite puisque à chaque fois le riff est joué différemment, des petites variations sont apportées, la partie thrash est efficace et il y a même un superbe effet au chant avec une sorte de petit canon qui permet de mieux faire ressortir l’intensité du chant lorsque ce canon s’arrête (ho et aussi on entend la basse !)

Bleeding Me : j’aime la faculté qu’à metallica à essayer des choses qu’ils n’ont jamais faites avant (hein ACDC ?), et c’est particulièrement vrai sur cet album, et ce morceau, c’est un pur morceau de stoner à la sauce metallica et son influence thrash, et le résultat est pour le moins curieux, c’est très ambiancé et rythmé à la fois, calme et puissant, et le chant se permet quelques petites libertés même s’il reste dans son registre, mais pour penser à ceux qui seraient trop déstabilisés par ces expérimentations, la deuxième partie du morceau est un peu plus thrashouille (un peu).

Cure : attention vous entrez en zone groove. En même temps comment faire autrement, dès l’intro la batterie nous bat le 4/4, quand un morceau commence comme ça, on sait à quoi s’en tenir, puis on a une partie parlée de Hetfield, pour la première fois en 15 ans, et les voix parlé/chanté se superposent, pour un résultat vraiment sympa, non vraiment je ne vois pas comment on peut ne pas aimer l’album…

Bon, juste avec ces 5 morceaux on voit tout de suite la différence avec le black album, je reproche à ce dernier de ne pas être intéressant, globalement le tempo est trop ralenti pour accrocher l’auditeur, et ce défaut est aggravé par une absence de riffs marquants, hormis enter sandman et 2 ou 3 autres morceaux, les riffs sont chiants, et c’est mon gros reproche à des morceaux comme sad but true, il n’y a rien qui me captive pour me concentrer sur l’écoute, alors que sur Load, le tempo est toujours assez lent, mais les lacunes en termes de riffs sont comblées, ça groove putain ! Chaque partie est intéressante, tous les passages de guitare sont entêtants, et on entend bien la basse !! Et c’est pas un détail anodin puisque la basse est essentielle dans la dynamique d’un morceau, et c’est principalement ce qui rend l’écoute de Justice for All assez embarrassante…

Enfin bon, pour conclure sur Load, poor twisted me est un hommage au blues mais sévèrement pêchu, avec les meilleures lignes de chant de l’album bien qu’elles soient saturées, wasting my hate a une fuckin’ intro de stoner, mama said est un vibrant hommage au country, et même si je n’aime pas le morceau ni le style, ça fait plaisir de voir Hetfield dire  »ho et puis je vous emmerde je fais ce qui me plaît, j’aime la country je vois pas pourquoi je m’en cacherai », il réitérera l’opération sur un album entièrement acoustique de morceaux du groupe (la pochette est littéralement dégueulasse, mais je ne parlerai pas de ce disque dans ce dossier… A part maintenant). Ronnie est un autre morceau bluesy, Thorn within est le morceau qu’ils auraient dû virer pour avoir l’album parfait, et The Outlaw Torn confirme que le groupe sait écrire des très bons morceaux avec des méga lignes de basse et des effets plein la guitare.

Vous sentez la gène qui s'installe en regardant cette image?

Vous sentez la gène qui s’installe en regardant cette image?

Alors comment cet excellent album peut faire polémique ? En gros, c’est parce que le mot « Metallica » est écrit sur la pochette… Imaginez le champ des possibles qui aurait fait que cet album aurait été un succès, si ça avait été un side-project, ou s’il avait été sorti par un autre groupe, ou encore si les horsemen n’avaient jamais sorti d’album de thrash avant celui là… Tant de conditions dans lesquelles les gens auraient aimé l’album, alors soit les gens qui aiment le thrash ne sont pas capables d’aimer autre chose (je peux le comprendre à la limite), mais ils peuvent reconnaître que la qualité est au rendez-vous, il y a une différence entre ne pas apprécier un disque et dire que c’est une merde qui n’aurais jamais dû sortir…

Le problème Metallica est très intéressant puisqu’il amène à s’interroger sur un phénomène, celui du puriste. En gros le syndrome du puriste c’est de prendre comme valeur étalon la première production d’un artiste où de n’importe quoi, et de dire que tout ce qui sera produit ensuite aura une valeur égale ou comparable à cette référence, et si le résultat s’en éloigne trop, alors c’est un échec.

Pour faire simple, ce qui définit Metallica c’est son/ses premiers albums, or tout le problème se situe ici, on va se servir des débuts du groupe pour établir un critère de jugement relatif, et non absolu, et pourquoi la référence c’est ce qu’à fait le groupe à ses débuts ? Le plus imple c’est d’arrêter de dire que metallica est un groupe de thrash, ils font ce qu’ils veulent, c’est comme si je disais que Pantera est un groupe de glam juste à cause de 3 albums pourris.

Enfin bon le résultat c’est que le public n’écoute pas ce disque comme un album de musique, mais comme un album de Metallica, qui doit être un groupe de thrash et qui ne fait pas du thrash et donc fait de la merde, pour faire une comparaison assez grossière, c’est comme si toutes les voitures du monde étaient noires, et qu’un jour on sort un nouveau modèle, à la puissance comparable, mais de couleur blanche, la voiture roule exactement de la même façon, mais tout le monde va se baser sur la couleur de la voiture pour là critiquer, non, c’est pas comme ça que ça marche la vie !!

Passons sur Reload, qui présente à peu près les mêmes caractéristiques, donc je n’ai pas grand chose à ajouter sur cet album, si ce n’est que des petits malins se sont amusés à faire des remarques du style  »ils auraient du garder le meilleur des deux albums et sortir un seul disque », ce à quoi je répondrais  »c’est ce qu’ils ont fait, et ils ont sorti deux disques ».

Si Burton avait joué sur cette album, il y aurait eu plein de solos de basse super chiants

Si Burton avait joué sur cette album, il y aurait eu plein de solos de basse super chiants

Niveau musique, ça évolue un peu c’est moins stoner et un peu plus metal dans l’ensemble. Je suis tout de même surpris de l’engouement autour de fuel, c’est un bon morceau, c’est vrai, mais sur ces deux albums, c’est le seul qu’ils jouent en concert, et le seul que les fans hardcore tolèrent, alors que sur les deux albums il y a des morceaux qui auraient pu avoir plus de succès… Etrange, mais ne nous attardons pas sur ce morceau, et parlons des grands oubliés, devil’s dance et the memory remains ce dernier étant un morceau rivalisant vraiment avec fuel, ces deux morceaux à l’inverse de fuel sont plus lents et sombres, pas au point de faire du doom, mais c’est à ce moment qu’on se rend compte de la principale différence entre Load et Reload et qui en font deux œuvres distinctes, si le premier était plus pêchu et assez entraînant dans l’ensemble, le second ressemble beaucoup sur la forme, mais dans l’esprit est assez éloigné. Une nouvelle fois la basse est bien produite et a même une place assez centrale sur certains morceaux.

Le morceau le plus sous estimé de l’album (peut-être même de leur discographie) reste selon moi the Unforgiven II qui est largement supérieur à son prédécesseur, je n’hésite pas à l’affirmer. Ils gardent la même intro laissant planer le doute quand à la suite, mais ils ont fait l’effort de virer cette guitare acoustique, et les lignes de chant ultra cliché pour faire un morceau avec un effet un peu country par moments, et on peu noter ce petit jeu de mot intéressant sur le Unforgiven too qui fait référence au titre mais aussi… bon vous avez pigé. En tout cas au lieu de faire une suite vide de sens au morceau ils on fait un nouveau titre avec sa personnalité propre et qui se distingue du premier opus, et c’est intéressant, c’est assez rare que des groupes fassent des suites à un morceau, et c’est encore plus rare quand c’est réussi, et là c’est carrément le cas.

Histoire de pas m’attarder plus que ça les morceaux qui suivent sont assez similaires entre eux, mais suffisamment différents pour ne pas être rébarbatifs, apportant à l’album une grosse cohérence, plus que sur Load même, les morceaux sont très mid-tempo mais le groupe arrive à rendre le tout dynamique, ce qui n’est pas chose aisée sur ce genre de musique.

Mention spéciale a where the wild things are qui est un morceau vraiment inhabituel pour le groupe, que ce soit les arpèges de doom, le côté hyper malsain du morceau où les harmonies à la voix disons… Etranges. En tout cas c’est vraiment un morceau super cool, mais qui dénote du disque mais aussi du groupe puisqu’ils n’ont rien fait de ressemblant après. Même si je reconnais que le milieu de l’album est bon, il ne m’emporte pas plus que ça, pas autant que load, mais sur le dernier tiers, l’album retrouve un nouveau souffle, et putain que c’est bon ! Après ce where the wild things are, vient prince charming, probablement un morceau de Load qui s’est perdu ici, mais qu’importe, il décoiffe, et c’est l’un des morceaux les plus speed et le plus enthousiaste, alors quel culot de le mettre juste après le morceau le plus dark et le plus lent, et s’est d’autant plus culotté que sur le morceau suivant ils changent une nouvelle fois de registre (3 fois en 3 morceaux, la joie m’envahie). Cette fois c’est leur ballade la plus douce qu’ils nous envoient, low man’s lyric certains n’aiment pas ce morceau, ok, je peux comprendre, mais il est vraiment terrible ! Bon, je reconnais que comme j’ai chié sur le Kill Em All, et le black album, je vais vous épargner l’affront de dire que c’est un meilleur morceau que nothing else matters…. Ho et puis merde, je le dis comme ça au moins je suis débarrassé.

Non mais c’est dément, y a de la vielle à roue, de la putain de vielle, et si nothing else était un beau morceau par sa composition, ici c’est l’interprétation qui fait tout le travail, tout repose sur la façon de chanter, jouer les arpèges, il est plus difficile de faire passer les émotions avec ce morceau qu’avec nothing else, et pourtant le groupe y arrive parfaitement, et les parties plus intenses du milieu et de la fin sont carrément hallucinatoires, même si elles auraient gagnés à être plus développées.

En somme Reload accompagne très bien son prédécesseur, mais s’en démarque habillement, ainsi ça fait fermer leur gueule à ceux qui disent qu’ils n’auraient dû sortir qu’un seul album !

Voilà pour l’activité principale de Metallica dans les années 90, mais ça serait oublier qu’ils ont sorti un magnifique live et un super album de reprise (je suis sérieux quand je dis ça hein ?) si ça vous intéresse j’en parle dans le dossier sur les reprises, sinon, rendez vous dans les années 2000.

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